Comptabilité "verte" ?

De quoi s'agit-il ?

La comptabilité "verte" ou comptabilité socio-environnementale (CSE) regroupe toutes les formes de comptabilités qui visent à donner une image fidèle de l’impact des activités économiques sur leur environnement, qu’il soit humain (santé, éducation, réduction des inégalités, etc.) ou non-humain (écosystèmes, biodiversité, etc.) en travaillant sur les 3 types d’impacts :

  • L’impact économique (la pérennité de l’entreprise)

  • L’impact social (les conséquences sur les humains, travailleurs ou consommateurs clients de l’entreprise)

  • L’impact environnemental (les conséquences sur les non humains)


Deux visions s’affrontent quand il s’agit de présenter les conséquences de la transformation des écosystèmes et d’intégrer les facteurs humains et environnementaux dans les informations publiées par les organisations :

  • d'une part, une vision « intérieur-extérieur » qui présente les conséquences de l’activité d’une entreprise sur son environnement naturel et social, et

  • d’autre part, une vision « extérieur-intérieur » qui se focalise sur les impacts négatifs (risques) et positifs (opportunités) que l’environnement fait subir à l’entreprise

Les partisans de la « double matérialité » plaident pour la prise en compte des deux visions simultanément.


Les CSE sont donc un ensemble hétérogène de modèles de représentation de la performance de l’entreprise et en l’absence de normalisation aujourd’hui, chaque organisation peut adopter le modèle qui lui est le mieux adapté, en fonction de sa vision et du niveau de maturité de sa démarche RSE/RSO (Responsabilité Sociale ou Sociétale de l’Entreprise ou de l’Organisation).


Concrètement, à quoi ressemblent des comptes "verts" ?

La présentation des résultats peut être de nature différente. On distingue principalement 2 types de présentation :

  • les comptabilités intégrées, qui présentent un compte de résultat (parfois également un bilan) établi selon le même format que la comptabilité financière (charges / produits – actifs / passifs) mais dont les principes comptables diffèrent de ceux qui régissent la comptabilité financière et

  • les reporting extra-financiers présentés sous forme d’annexes à la comptabilité financière et qui font état des performances de l’organisation en termes de RSE

En parallèle, des expérimentations et des initiatives visent à présenter la comptabilité en plusieurs «valeurs» (par exemple : CHF et kg de CO2), attribuant à chaque transaction ou à chaque type d’achat une valeur équivalente en kg de CO2 ou en litres d’eau consommé ou en toute autre « valeur » pertinente du point de vue de l’entreprise.


Et quelle méthode choisir ?

Chez Rouge·Kaki, nous aidons nos clients à suivre leurs impacts de façon simple, pragmatique, et adaptée à leur secteur d'activité et à leur objectifs en termes de responsabilité socio-environnementale. Par exemple, pour une entreprise de restauration collective dont les clients (cafétéria d'entreprise notamment) expriment des demandes de produits sains, locaux et/ou bio, il peut s'agir de tracer l'origine des produits : bruts vs transformés / locaux vs importés / bio vs conventionnel etc. Toutes ces informations se trouvent dans les factures des fournisseurs de l'entreprise et il est possible d'intégrer ces informations directement dans la comptabilité


Les objectifs que se fixe l'entreprise peuvent être volontairement sélectionnés ou, comme dans cet exemple, induits par des enjeux extérieurs auxquels elle doit répondre. La meilleure méthode est celle qui permet à l'organisation de piloter son activité en adéquation avec ses objectifs et en exploitant au maximum les données dont elle dispose déjà, avec un minimum de travail de saisie complémentaire. Nous vous y aidons.


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