Comment réduire le bilan carbone de son entreprise ?

Face à l’urgence que représente le réchauffement climatique, de nombreux pays, institutions et entreprises se sont engagés à réduire et à compenser les émissions de gaz à effet de serre (GES) dans l’atmosphère afin d’atteindre, d’ici à 2050, la neutralité carbone. Dans cet article, nous vous présentons ce que les entreprises peuvent faire pour participer à la transition écologique.


L’empreinte carbone de la Suisse

La Suisse, bien que souvent perçue comme un pays propre et sain, a pourtant une empreinte carbone particulièrement élevée. Chaque habitant·e dépense en moyenne 14 tonnes de CO2 par année alors que la moyenne mondiale se situe à 6. Ce taux exorbitant est en grande partie dû au mode de vie que nous avons choisi en Suisse, qui repose sur l’importation de marchandises et génère une grande surconsommation.


Les activités générant le plus d’émissions de GES sont les suivantes :

  • La production d’énergie non-renouvelable

  • L’industrie et la construction

  • Les transports

  • Les logements

  • L’alimentation


Bien que chaque éco-geste individuel compte, ces activités particulièrement énergivores montrent que les Etats et les entreprises ont un rôle clé à jouer dans la préservation de l’environnement.


Le bilan carbone d’entreprises

Le terme bilan carbone (ou comptabilité carbone) désigne un outil de comptabilisation des émissions de gaz à effet de serre, permettant de quantifier et d’agir sur les impacts environnementaux des activités d’une entreprise. Il s’agit d’évaluer l’ensemble des émissions directes et indirectes dues au développement, à la production, à la distribution et à l’utilisation d’un produit ou d’un service. Chez Rouge·Kaki nous développons actuellement un outil permettant d’établir une comptabilité carbone, que nous espérons pouvoir proposer dans un futur proche à nos client·e·s. Cet outil permettra d’identifier les manières de réduire la consommation carbone de son entreprise en privilégiant par exemple des énergies renouvelables.


La compensation carbone

Après avoir réduit au maximum la consommation carbone, certaines émissions irrépressibles persistent. La compensation carbone, qui désigne le financement de projets environnementaux visant la réduction ou la séquestration des émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, peut alors permettre d’atteindre la neutralité carbone. Le concept de neutralité carbone repose sur l’équilibre entre les émissions de GES, dues aux activités humaines, et l’absorption de ces mêmes gaz par des puits naturels ou artificiels. Cela dit, il s’agit d’une compensation théorique ne dispensant pas des efforts de réduction de la consommation énergétique et des émissions de GES.


Projets de compensation

Il existe trois principaux types de projets environnementaux visant la neutralité carbone.

  • Les projets de reforestation ; les arbres sont des puits naturels de C02, ce qui signifie qu’ils peuvent séquestrer et stocker le carbone en dehors de l’atmosphère.

  • Les projets favorisant les énergies renouvelables ; afin de réduire au maximum la production d’énergies polluantes et non renouvelables comme le pétrole, le gaz et le charbon. De plus en plus d’initiatives visent ainsi à développer l’énergie solaire, éolienne, hydraulique ou encore géothermale.

  • Les projets cherchant à trouver des manières plus rationnelles d’utiliser l’énergie au travers de nouvelles technologies propres et responsables devant permettre une moindre utilisation énergétique.


Un grand nombre de ces projets sont mis en place dans des pays non occidentaux, qui disposent généralement d’infrastructures moins performantes et plus polluantes et qui n’ont pas toujours à disposition les ressources nécessaires permettant de se développer de manière durable. Les enjeux environnementaux étant planétaire, les projets de réduction des émissions de gaz à effet de serre bénéficient à tout le monde, peu importe les zones géographiques dans lesquelles ils sont développés.


Atteindre la neutralité carbone nécessite les efforts conjugués des individus, des entreprises, des institutions et des Etats. Ainsi, chacun·e a son rôle à jouer dans la transition écologique qui doit permettre de développer une société respectueuse de l’environnement et de nos ressources.


Pour de plus amples informations, n’hésitez pas à contacter Rouge·Kaki.